Violences conjugales : comprendre les mécanismes d’emprise
Lorsque l’on parle de violences conjugales, on pense souvent aux violences physiques. Pourtant, dans de nombreuses situations, la violence est avant tout psychologique. Elle peut être plus difficile à identifier, car elle s’installe progressivement et agit souvent de manière insidieuse.
Certaines personnes sentent que quelque chose ne va pas dans leur relation sans parvenir à mettre des mots sur ce qu’elles vivent. Elles peuvent se sentir confuses, culpabiliser ou avoir l’impression d’exagérer.
Comprendre certains mécanismes peut parfois aider à y voir plus clair.
Le love bombing : un début de relation très intense
Certaines relations commencent par une phase très intense. L’autre peut se montrer extrêmement attentionné, présent, admiratif. Les déclarations d’amour arrivent très vite, les projets aussi. On peut avoir l’impression de vivre une relation exceptionnelle.
Cette intensité peut être très séduisante. Mais il arrive qu’elle laisse ensuite place à des comportements très différents : critiques, jalousie, reproches ou contrôle.
Le gaslighting : faire douter l’autre de sa réalité
Le gaslighting est une forme de manipulation psychologique qui consiste à amener progressivement l’autre à douter de sa perception de la réalité.
Par exemple, une personne peut nier des faits évidents, minimiser des comportements blessants ou accuser l’autre d’être « trop sensible » ou « paranoïaque ». Avec le temps, la personne qui subit ces comportements peut finir par douter de son propre jugement.
Le contrôle coercitif
Dans certaines relations, le contrôle s’installe peu à peu. Cela peut passer par de la jalousie, des reproches fréquents, des critiques sur les fréquentations, les activités ou la manière de s’habiller.
Parfois, l’isolement apparaît progressivement : la personne voit moins ses proches ou évite certaines situations pour ne pas provoquer de conflit.
L’emprise psychologique
L’emprise ne se construit généralement pas en un jour. Elle s’installe souvent progressivement, à travers une alternance de moments de tension et de moments d’apaisement.
Cette alternance peut rendre la relation très déroutante. Les moments où l’autre redevient attentionné peuvent redonner de l’espoir et rendre les choses plus difficiles à comprendre ou à quitter.
Parler de ce que l’on vit avec une personne extérieure peut parfois permettre de prendre du recul et de mieux comprendre la situation.
Conseil de lecture : Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur de Sophie Lambda
Psychologue en ligne (entretien en visio ou par téléphone)
- Master 2 en psychologie clinique et psychopathologie obtenu en 2012 à l'université Paris V
- Formée à la sophrologie en 2013 à l'Institut de Formation à la Sophrologie à Paris
- Formée à l'ICV depuis 2021
Numéro ADELI : 929322485
Numéro RPPS : 10008943473
