Le deuil : un processus singulier
Lorsque l’on parle du deuil, on évoque souvent les « phases du deuil ». Beaucoup de personnes ont entendu parler de différentes étapes que l’on serait censé traverser : le déni, la colère, la tristesse, l’acceptation…
Ces modèles ont eu le mérite de mettre des mots sur certaines réactions fréquentes face à la perte. Cependant, ils ont parfois été interprétés de manière trop rigide, comme si le deuil devait suivre un chemin précis et linéaire.
Dans la réalité, les choses sont généralement beaucoup plus complexes et personnelles.
Le deuil ne se déroule pas de la même façon pour tout le monde. Il dépend de nombreux facteurs : la nature du lien avec la personne décédée, l’histoire partagée, les circonstances du décès, les croyances, le contexte familial, mais aussi la manière dont chacun a appris à faire face aux émotions au cours de sa vie.
Certaines personnes ressentent très rapidement une grande tristesse, d’autres peuvent d’abord être dans une forme de sidération ou de détachement. Parfois, les émotions semblent absentes pendant un temps, puis surgissent plus tard.
Il est également fréquent que les émotions oscillent.
Il peut y avoir des moments de grande douleur, puis des moments où la vie reprend un peu de place : rire, penser à autre chose, se sentir vivant à nouveau. Ces mouvements peuvent parfois culpabiliser les personnes endeuillées, qui ont l’impression de « ne pas être assez tristes » ou de « tourner la page trop vite ».
En réalité, ces oscillations font souvent partie du processus. Le psychisme cherche progressivement à intégrer la perte, tout en continuant à vivre.
Il n’existe donc pas une seule manière de faire son deuil. Certaines personnes ont besoin d’en parler beaucoup, d’autres préfèrent rester plus silencieuses. Certains trouvent du soutien dans leurs proches, dans la spiritualité ou dans des rituels, tandis que d’autres traversent cette période de manière plus intérieure.
Ce qui compte surtout est de pouvoir laisser une place aux émotions, quelles qu’elles soient : tristesse, colère, culpabilité, soulagement parfois, ou même moments d’apaisement.
Avec le temps, le deuil ne signifie pas oublier la personne disparue. Il s’agit plutôt de transformer le lien que l’on avait avec elle et d’apprendre à vivre avec son absence.
Lorsque la souffrance reste très envahissante ou lorsque la perte a été particulièrement brutale, un accompagnement psychologique peut aider à mettre des mots sur ce qui est vécu et à traverser cette période avec davantage de soutien.
Psychologue en ligne (entretien en visio ou par téléphone)
- Master 2 en psychologie clinique et psychopathologie obtenu en 2012 à l'université Paris V
- Formée à la sophrologie en 2013 à l'Institut de Formation à la Sophrologie à Paris
- Formée à l'ICV depuis 2021
Numéro ADELI : 929322485
Numéro RPPS : 10008943473
