Perdre ou retrouver confiance en soi : une question d’environnement

 

Cette courte vidéo expérimentale (5 minutes) montre comment la perte de confiance en soi peut être apprise, c’est-à-dire liée à un conditionnement contextuel et environnemental.

 

Ce qui est frappant dans cette expérience, c’est la rapidité avec laquelle une personne peut commencer à douter de sa perception, de ses capacités et de son jugement.

 

Elle montre à quel point notre environnement peut influencer la manière dont nous nous percevons et la confiance que nous avons en nous.

 

Mais l’aspect positif de cette observation est que, si la perte de confiance peut s’apprendre, la confiance peut aussi se reconstruire.

L’estime de soi : une clé essentielle de l’équilibre psychologique

 

L’estime de soi peut être définie comme le jugement ou l’évaluation que l’on fait de soi-même et de sa valeur personnelle.

 

Elle repose sur plusieurs dimensions :

·l’image de soi (physique et mentale)

·la perception de soi

·le sentiment d’efficacité personnelle

·l’acceptation de soi

·le respect de soi

·la valeur que l’on s’accorde

·la confiance en soi

 

L’estime de soi n’est pas une donnée fixe. Elle évolue tout au long de la vie et peut augmenter ou diminuer selon différents facteurs.

 

Une mauvaise estime de soi n’est donc pas une fatalité. Il est cependant important de comprendre que l’environnement dans lequel nous évoluons a un impact réel sur la manière dont nous nous percevons.

 

Nous ne pouvons pas être totalement dissociés de notre contexte. Comprendre le rôle de notre environnement permet souvent de mieux saisir les mécanismes qui influencent notre rapport à nous-mêmes.

 

Sortir du cercle vicieux de la faible estime de soi

 

Les croyances négatives que nous avons sur nous-mêmes sont des opinions, et non des faits.

 

Or, lorsque l’estime de soi est fragile, la personne aura tendance à repérer tout ce qui confirme sa vision négative d’elle-même et à minimiser ou rejeter les éléments positifs. C’est ce qui entretient un cercle vicieux.

 

Prenons un exemple.

 

Imaginons une personne qui ne s’apprécie pas physiquement. Si quelqu’un lui dit :

 

« Tu es jolie »

 

Elle aura tendance à interpréter ce compliment de manière biaisée :

·« Il dit ça pour me faire plaisir »

·« Il n’a pas dû bien me regarder »

·« C’est bien le seul à penser ça »

 

Elle aura donc des difficultés à croire et intégrer le compliment, car son regard sur elle-même reste très critique.

 

La pensée d’une personne ayant une faible estime de soi est souvent orientée vers l’autocritique plutôt que vers la reconnaissance ou l’encouragement.

 

Des interprétations biaisées du quotidien

 

Ce fonctionnement influence également la manière dont les situations du quotidien sont interprétées.

 

Par exemple : une personne passe devant un collègue qui ne lui dit pas bonjour. Elle pourra penser :

·« Il m’ignore parce que je suis inutile »

·« Il ne m’a même pas remarquée »

 

Alors qu’il peut simplement être préoccupé, fatigué, timide ou dans ses pensées.

 

Dans ce cas, l’interprétation de la situation est filtrée par le regard critique que la personne porte sur elle-même.

 

À l’inverse, lorsqu’un événement positif se produit, la personne ayant une faible estime de soi aura tendance à l’attribuer au hasard ou à la chance, plutôt qu’à ses propres compétences.

 

Par exemple :

 

« J’ai réussi parce que c’était facile »

« J’ai eu de la chance »

 

Un cercle qui peut entretenir la souffrance

 

Ces schémas de pensée peuvent conduire à anticiper les situations de manière négative, à éviter certaines expériences ou à se mettre sous pression.

 

Cela peut favoriser :

·l’anxiété

·les somatisations

·la dépression

·les troubles du sommeil

·certaines addictions

·les phobies sociales

 

La faible estime de soi peut donc devenir très handicapante au quotidien.

 

Retrouver une estime de soi plus stable

 

Travailler sur l’estime de soi consiste d’abord à prendre conscience de ses mécanismes de pensée et de leur origine.

 

Le travail thérapeutique permet souvent d’identifier les schémas qui se sont construits au fil du temps, notamment en lien avec l’environnement dans lequel la personne a évolué.

 

En tant que psychologue clinicienne, psychothérapeute et sophrologue, mon travail consiste notamment à accompagner les personnes dans cette compréhension de leur fonctionnement afin de les aider à modifier ces schémas et à reconstruire une relation plus apaisée avec elles-mêmes.